Croisière en Boutre | Mer Sakalava | 8 jours

840 1.080 

8 jours / 7 nuits

2 personnes minimum*

Tarifs Groupe disponibles**

Privatisation à partir de 6 p.

fr-eau PICTO-ACTIVITE-CROISIERE-M

PICTO-TREK

  • 8 jours de Navigation dans la région nord ouest de Madagascar
  • 3 journées de Trek en terre Sakalava
  • Pension complète du J1 à J8
  • Boissons inclues
  • Hébergement à terre
  • Balades, visites et plongée en apnée

**CGV : Les tarifs de groupe vous engagent

Effacer

Clear dates

UGS : ALFA2 Catégories : , , , , Étiquettes : , , , , , ,

Description

A propos de la Croisière en boutre à Madagascar : Embarquez à bord d’un bateau tout droit sorti d’un conte des milles et une nuits, et partir pour un voyage fabuleux à la découverte de région la région nord ouest de Madagascar, inaccessible par la terre (la seule route est à 40kms à vol d’oiseau…. !). La mer est la seule voie d’accès à ce monde préservé, décalé, et tout à fait hors normes. Une côte mystérieuse, et époustouflante de beauté, qui bénéficie d’un climat à la douceur légendaire. Dans le but de réaliser un véritable voyage extraordinaire, nous tenons à préciser que les étapes indiquées ci-dessous peuvent être modifié à tous moment par le guide en fonction du vent, de la marée, de la chance ou tout simplement des envies de chacun.

A propos des bateaux : Les boutres sont des bateaux d’origine arabe. Leur histoire extraordinaire remonte à plus de mille ans, et le royaume de ces bateaux sortis de la nuit des temps s’étend du sud de l’Inde jusqu’au Nord Ouest de Madagascar en passant par le Yémen, Djibouti, Le Kenya, La Tanzanie, et enfin, Les Comores.

Nous disposons de deux grands boutres Sakalava (Ethnie du Nord de Madagascar). Ils ont étés entièrement réalisés avec des outils traditionnels par des charpentiers Sakalava. Leur construction, sans plan préalable, nécessite plusieurs années de chantier au cours desquelles rien ne fut ménagé pour en faire les plus beaux boutres de la région.

  • Bateau 1 / Bateau 2
  • Longueur hors tout: 16,50 m / 14,50 m
  • Largeur: 5,05 m / 4,65 m
  • Tirant d’eau: 0,90 m / 0,80 m
  • Matériau des voiles: coton
  • Surface de voiles: 145 M² / 115 M²
  • Poids: environ 30 tonnes / environ 20 tonnes
  • Capacité de charge: 30 tonnes / 20 tonnes

A propos de la croisière : Nous vous proposons d’équilibrer ce voyage entre la découverte de l’aspect maritime de cette région méconnue, et la découverte de l’aspect plus terrestre, et encore plus mystérieux juste en retrait de la même région. Tout au long de ce voyage nous alternerons donc une journée maritime (6 à 8 heures à bord du boutre dont 1h00 à 1h30 de plongée apnée, et tout le reste du temps à terre) et une journée de trek (entre 4 et 6 heures de marche réparties sur toute une journée). Au total nous aurons 5 jours de découverte maritime-terrestre, et 3 jours résolument typés terrestre.

A propos de hébergement : Vous dormirez à terre, dans des tentes igloos de qualité, prévues pour 2 personnes. Des matelas auto gonflants de qualité (50 à 70 mm d’épaisseur) et une paire de draps par personne sont fournis. Serviettes, oreillers, couverture ou sac de couchage ne sont pas fournis.

A propos des sanitaires : douches généreuses tous les jours à proximité de sources, puits, ruisseaux et rivières (eau douce).

A propos du confort à bord : L’espace est aménagé pour passer un moment confortable lors de la navigation. Tout a été conçu à bord pour porter les rêves exotiques de découverte au delà des normes. Six hommes d’équipage, un espace énorme, des tapis africains en laine, des plateaux ciselés et théières en cuivre, des coussins confortables, des poulies en bois énormes et des cordages épais composent le décor quotidien d’un voyage en boutre, à l’ombre généreuse d’une immense toile de coton. Nos boutres vous plongeront profondément dans un univers d’un autre temps, d’un autre monde. Pas de système de froid à bord. Idem pour les boissons : Pas de boissons gazeuses à bord. Les boissons seront faites sur place (jus de fruits, cocktails avec ou sans alcool). Pas d’eau minérale à bord : L’eau de source est traitée au chlore liquide (expéditions scientifiques ou militaires).

A propos des repas : Cuisine au charbon de bois à bord et au bois sec à terre. Votre repas de tous les jours vient de la chasse sous marine, la pêche, l’achat de poissons et crustacés aux pêcheurs, l’achat de nourriture aux villageois, la cueillette de fruits divers. Comptez une heure et demie par jour pour trouver de quoi manger, cela fait partie du plaisir de la découverte.

A propos de la sécurité : Nous naviguons à proximité de la côte (entre 100m et 2kms). Pas de grosse prise de risques donc. Nos guides sont tous des natifs de la région. Ils sont très habitués à la vie en brousse. Il sauront assurer votre sécurité et vous faire partager mille petites choses du quotidien de ce monde décalé.

Ce pack inclut :

  • Pension complète de J1 à J8
  • Hébergement à terre
  • Visites, balades et plongées en tuba

Exclut :

  • Les billets d’avions
  • Les pourboires

Cliquez ici pour naviguer à Madagascar.

Programme des activités

Nosy Be à Anjiabe

6h00 du matin, embarquement à bord du boutre. Nous prenons le petit déjeuner sur notre bateau pour profiter au mieux du calme matinal. Nous remontons l’ancre vers 6h45 pour environ trois heures trente de traversée avant de rejoindre notre premier site de plongée. C’est notre premier jour également, et trouver du poisson n’est pas encore une nécessité. C’est donc surtout pour le plaisir des yeux que nous plongeons en apnée au dessus de nos premiers coraux (plongée entre deux et cinq mètres de profondeur). Chacun prend sa place à sa façon, nous sommes vraiment partis, nous sommes en pleine brousse, et l’immense Grande Terre n’est plus un paysage lointain. Vers 11 h00, nous repartons vers le Sud pour rejoindre notre premier bivouac. Le vent thermique quotidien vient de se lever, et c’est à la voile (si le vent est dans le bon sens !) ou au moteur que nous rejoignons notre premier bivouac. Anjiabe est une longue plage de sable blanc bordée par une cocoteraie abandonnée. Un site aux marées basses extraordinaires où vivent plusieurs dizaines d’espèces d’oiseaux, pour la plus part endémiques (uniquement présents à Madagascar). Nous déjeunons à bord, au dessus d’un lagon damé de bleus et de verts . Débarquement vers 14h00, et, après une bonne douche à l’eau douce au puits du coin, petite balade pour découvrir un peu mieux ce qui nous entoure et ce qui nous attend demain : une montagne verdoyante de 700 m de haut là bas, de l’autre côté de la baie ! Apéro dans les lumières du couchant, repas, causeries, rêveries et bonne nuit à tous !

Anjiabe à Amporaha via la montagne d’Andranomatavina (6 heures de marche au total)

Petit déjeuner à 5h30, puis, vers 6h30 nous embarquons à bord de l’annexe pour traverser une baie très abritée de 2kms de large. Nous débarquons 20mn plus tard sur la plage de Milorano, point de départ de notre marche du jour. L’objectif est de nous rendre sur cette très belle montagne appelée Andranomatavina (là où l’eau est abondante). Nous partons à la découverte d’une ravine sacrée particulièrement importante pour la religion Sakalava qui est de type shamanique. Protégée depuis la nuit des temps par de nombreux « fady » (tabous, interdits), la forêt primaire y est remarquable. Après deux bonnes heures de marche, nous atteignons les pieds de cette montagne entourée de magie. Les blancs qui ont visité cet endroit hautement sacré se comptent sur les doigts des deux mains tout au plus. De gros rochers moussus, des arbres, et des sangsues…. Que du bonheur ! Ici, l’endémie végétale est très proche des 100%. Tout devient extraordinaire. Nous nous baladons tranquillement dans cet univers par facile mais splendide. Nous déjeunons au bord du torrent, et nous écoutons chacun à notre manière cette forêt absolument unique au monde. Vers 14h00 nous commençons notre marche de retour vers Milorano où notre bateau nous attend. Pendant notre balade les marins ont changé de lieu de bivouac, et c’est dans le village d’Amporaha, tout proche, que notre nouveau campement nous tend les bras. Après 5 minutes de traversée, environnés par les lumières du couchant, nous débarquons. Rencontres au village, douche, farniente, apéro et repas. On commence à mieux se connaître, chacun sent que le voyage vient de vraiment commencer. A demain !

Amporaha à Ambatofotsy

Lever 6h00, petit déjeuner, et embarquement pour une journée encore différente. Nous longeons une côte ourlée de plages et de massifs forestiers plus ou moins intacts. On distingue parfois un hameau, quelqu’un qui marche sur une plage immense, le paysage est élégant, gracieux même. Nous plongeons en cours de route dans un univers aquatique complètement différent de l’avant veille, puis vers 11h00, à la voile probablement, nous rejoignons toujours plus au sud, Ambatofotsy. Il s’agit d’un petit village qui a la particularité, outre son charme naturel, d’abriter la demeure royale ainsi qu’un « temple » à reliques. Attention, ici rien de spectaculaire, même si nous sommes au cœur du petit royaume Sakalava sur lequel règne le roi Mohamady qui doit son nom arabe à une vieille histoire de familles, de guerres, et de rois bien sûr ! Un territoire en forme de ruban étroit de soixante dix kilomètres sur vingt. Le rôle du roi concerne essentiellement les rapports entre les hommes et le sacré ou les petits litiges dans la vie quotidienne de ces gens honnêtes, doux, gentils, fins, timide, réservés, souvent, et spontanément débridés parfois sans aucune réserve. Nous débarquons à Ambatofotsy en début d’après midi, et nous installons notre camp au cœur de ce village calme et serein. La douche est encore différente, c’est celle du village….. Des enfants, les raphias, cette lumière tellement malgache, des rires, un chant bizarre d’oiseau invisible, le ressac de la mer en retrait, et cette immensité, partout. Le coucher du soleil n’est pas loin… et le reste, comme d’habitude, ou presque.

Ambatofotsy à Ambariojeby Aller/Retour (6h00 de marche au total)

Lever 5h30, puis après un bon petit déjeuner, nous partons vers Ambariojeby, grand village inaccessible par la route, mais représentant un bassin agricole majeur dans la région. Au début de notre marche nous contournons un vaste bassin de mangroves avant d’attaquer quelques collines découvrant un paysage prometteur. La région est semi montagneuse, entrecoupée de forêts de raphia (ensemble de palmiers raphia), de forêts arbustives, de petits hameaux, de champs et d’histoires. Nous sommes environnés de rouges et de verts, et nous marchons sur un sentier majeur utilisé depuis des siècles par la population locale. Nous croisons des gens, des pintades, des lémuriens, des zébus, des odeurs, des curiosités, et notre lecture en filigrane de cette vie Sakalava s’étoffe encore un peu plus. Nous arrivons en fin de matinée dans ce monde où on cultive sous de grands arbres à ombrage, du café, du poivre, de la vanille,des orangers, et nous nous baladons au milieu du riz, du manioc, de l’arachide, des bananes, et de la canne à sucre. Déjeuner aux abords du village, entourés de quelques enfants curieux : ils ne voient jamais d’étranger, et notre présence étonne tout le monde ici. Nous quittons ce calme champêtre vers 14h00, car nous avons quand même deux heures et demi de marche avant de retrouver nos cocotiers. On a la tête pleine, un peu fatiguée aussi. Mais l’apéro est le bienvenu avec son cortège de gourmandises. Les lémuriens nocturnes font beaucoup de bruits, mais cela ne nous étonne plus vraiment. On parle d’aujourd’hui, on parle de demain, on parle… bonne nuit à tous !

Ambatofotsy à Nosy Berafia

Lever à l’heure habituelle et vers 8h00 nous sommes à nouveau sur notre boutre qui ne demande qu’à aller de l’avant. Aujourd’hui nous allons vers la plus grande île de l’archipel des Radamas : Nosy Berafia. Après deux heures de traversée nous plongeons aux abords de cette île juste à côté de notre point de bivouac du jour. Pêche, chasse sous marine, et baignade avant de rentrer dans le petit lagon de Maroentendry. Ce petit village est notre porte pour approcher cette vaste île au rouge bien malgache. Mais au delà de cette terre si caractéristique, Nosy Berafia est une île vallonnée et semi boisée, tout en longueur, sans véritable hauteur ( 150 m maximum ). Depuis le début du siècle, des français, puis des indo-pakistanais ont dirigé de vastes projets agricoles sur cette terre très fertile. Les échecs économiques de Madagascar et sa mise à l’écart du commerce international ont fini par émousser ces belles entreprises de développement, et Berafia est retournée à ce qu’elle était : une île très belle, et le foyer absolu de la religion Sakalava locale . Nous y débarquons en tout début d’après midi. Farniente, petites balades causeries et baignades nous occupent jusqu’au coucher du soleil avant de déguster le restant de notre pêche du jour. Bons rêves sous les étoiles, et bon réveil !…. comme disent les malgaches.

Maroentendry au lieu dit « LE MAGAZIN » via Mahabo (4h00 de marche au total)

Lever vers 5h00 pour profiter au mieux des températures douces du matin. Nous sommes au Nord de l’île et nous marchons vers le sud. Le quartz est à fleur de terre, parfois même des améthystes claires apparaissent .Des chauves souris frugivores par dizaines, même la journée, des petits cailles rondouillardes à quelques mètres devant nos pieds, des pigeons tout verts qui chantent bizarrement, et nos sempiternelles pintades qui s’envolent comme des faisans. Nous croisons la vie sous toutes ses formes avant d’arriver aux pied du village sacré Mahabo. C’est ici que sont enterrés tous les rois, les princes et les princesses de la ligné royale concernée. Très peu de blancs ont pu visiter cet endroit, aussi, nous aurons quelques consignes à respecter pour ne pas perturber ce lieu hautement sacré. Les manguiers sont centenaires, et certains vieillards le semblent aussi. Nous sommes au sommet de Bérafia, et la vue est imprenable….c’est splendide. Nous déjeunons au bord de la mer juste en dessous avant de rejoindre vers l’ouest le « Magazin » qui n’en est pas un bien entendu. Il faut entendre par là un vieux terme colonial désignant les hangars de stockage de matériel et autres produits agricoles. Une bonne heure de marche au milieu du parfum des ylang-ylang , poivriers et autre vanille plus ou moins abandonnés avant de surplomber la mer où notre boutre nous attend. Nous contemplons ce paysage de comptoir d’Afrique du haut de l’ancienne maison du directeur de concession ; parfums d’avant guerre, parfums d’un autre temps comme en témoigne la très veille carcasse d’un tracteur à bout de souffle. Après une petite visite au village, nous regagnons notre boutre pour rejoindre au plus court et par la mer, notre camp au Nord de l’île. Douche, baignade, apéro, farniente, rigolade et causeries nous occuperont tous jusqu’à ce que nos yeux se ferment, chacun à notre rythme. A demain !

Nosy Berafia à Ambariomena

Après le petit déjeuner habituel et le chargement du boutre, nous partons pour environs trois heures de traversée dont une heure de plongée ou pêche avant d’arriver en fin de matinée à Ambariomena. C’est une sorte de fiord malgache tranquille comme un lac, bordé de petites plages au sable orangé, dominé par une forêt primaire dense. Ce fiord s’enfonce ensuite profondément dans un dédale de palétuviers pour finir en rivière aux pieds de monts couverts de forêt primaire. Nous installons cette fois notre camp à l’entrée de cet estuaire, puis, si la marée le permet, nous remontons plus ou moins profondément un bras de mer … l’eau se fait de plus en plus mince au milieu de cet enchevêtrement de mangroves surréalistes… la vie, pourtant intense, se fait discrète… ici, tout ou presque est nurseries, tout est étrange, fragile ! Nous retrouvons deux heures plus tard notre camp dans la lumière rasante du crépuscule. Le paysage est doré, la lumière est presque trop belle, elle nous ensorcelle… On a l’impression que tous ces verts et ces roses sont comestibles. Le soir nous retrouvera pour la dernière fois de ce voyage environnés de douceur et d’harmonie, et nous contemplerons ce que cette baie regarde depuis des siècles : des boutres, des goélettes, des aventuriers, et des pirates qui viennent se cacher des caprices de la mer. Petits brasiers fragiles dans la nuit, rires lointains, odeurs de fumée, silences, la sensation que peu de choses ont changé… La sensation que nous ne sommes plus tout à fait les mêmes non plus.

Ambariomena vers Nosy Be via Ankasoberaviny

Aujourd’hui lever un peu plus tard que d’habitude ! Mais le voyage n’est pas fini car il nous reste quelques heures devant nous avant de rejoindre Nosy Be. Nous ne sommes pas vraiment obligé de chasser et pêcher notre poisson aujourd’hui, et nous allons surtout chercher à visiter un site corallien particulièrement magnifique et accessible. On en profite au maximum, et ceux qui veulent se dégourdir les jambes sur une jolie plage le pourront. Apéros, tapas, souvenirs et rigolades accompagnent notre dernier repas, puis, confortablement assis sur nos tapis et nos coussins nous hissons nos voiles. Le chant des cordages, le paysage grandiose, le grincement des poulies sous l’immense vergue, les lourdes voiles de coton… comme par magie nous ramènera à la nuit des temps… pour quelques heures encore. Tranquillement poussées par ce vent thermique délicieux, nous touchons Nosy Be dans les lumières du couchant, vers 17h00.

Informations complémentaires

Taille du groupe**

2, 3 à 4, 5 à 6, 7/8

Vous aimerez peut-être aussi…