Canoë et Trek | Descente Côté Ouest | 10 jours

970 1.240 

10 jours / 9 nuits

2 participants minimum*

Tarifs groupe disponibles**

fr-eauPICTO-ACTIVITE-KAYAK

fr-terre PICTO-ACTIVITE-RANDONNEE

  • Hébergement chambre/tente (Double ou Twin)
  • Circuit en pension complète du J1 au J10.
  • Les transferts routiers en 4×4
  • Matériel de rivière, guidage, encadrement
  • Boissons, eau minérale et/ou filtrée sur tout le trajet.

*CGV : Départ garanti à partir de 2 personnes à la même date

**CGV : Les tarifs de groupe vous engagent

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Description

Canoë à Madagascar : Vous en avez entendu parler, vous l’avez vu en images, peut être ? Voilà une occasion de découvrir le massif du Bemaraha en accord avec le pays et sa Nature. Une approche de ce site exceptionnel à un rythme très serein, mixant parcours en 4×4, marche à pied, descente de fleuve, parcours acrobatiques au cœur du Tsingy et un final sur les rives du Canal du Mozambique dans la ville de Morondava. Un circuit résolument Nature qui s’adresse aux voyageurs les plus curieux. Une longue immersion en zone rurale, au travers des Tampoketsa, ces collines sauvages, fief des « dahalo » (voleurs de zébus), le long du Manambolo, un des grands fleuves de l’Ouest Malgache, sur et dans le tsingy du Bemaraha, patrimoine mondial classé par l’Unesco et pour finir avec une arrivée par la célébrissime allée de baobabs. Un parcours peu fréquenté avec un arrière goût d’aventure prononcé et un style bien à lui !

A propos de la randonnée : Deux jours et demi de marche sont nécessaires pour atteindre le point de départ de la descente en canoë, à raison de 3 heures le matin et 3 heures l’après midi à un rythme assez soutenu. Il faut être en bonne condition physique pour ce circuit.

A propos des canoës : Pour nos trois jours de descente, nous avons choisi de vous emmener sur des canoës gonflables qui offrent tout de même plus de confort et de stabilité que les pirogues traditionnelles. Vous ne serez pas obligés de ramer en permanence et notre équipe se fait fort de vous conduire à destination sans avoir à vous épuiser physiquement !

A propos de la saison : Le circuit est inaccessible en saison des pluies, c’est pourquoi on peut le faire de mi-avril à mi-novembre.

Ce pack inclut :

  • Hébergement en Chambre ou tente double/twin
  • Circuit en pension complète du J1 au J10
  • Les transferts routiers (Antananarivo-Belobaka et Bekopaka-Morondava)
  • Matériel de rivière, guidage, encadrement, campements, entrées de parc
  • Taxes et vignettes touristiques
  • Boissons, eau minérale et/ou filtrée sur tout le trajet

En supplément :

  • Chambre/tente individuelle :100€/pers. pour un groupe de 2, 90€/pers. pour un groupe de 3/4, 75€ pour un groupe de 4 à 6
  • Pack Arrivée : Pour les visiteurs arrivant par un vol du soir (J0), nous proposons un accueil à l’aéroport, le transfert et nuit à votre maison d’hôtes en B&B prés de l’aéroport. 40€/pers. pour une chambre double, 60€ pour une chambre single.

Exclut :

  • La nuit du J0 à côté de l’aéroport (En option)
  • Les pourboires
  • Autres frais liés aux activités non mentionnées au programme

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Programme du circuit

Prise en charge à votre hôtel ou à l’aéroport. Cette première journée n’est pas la plus dure du circuit mais nous commençons quand même par un long parcours routier. La RN1 déroule son asphalte vers l’Ouest jusqu’à la ville de Tsiroanomandidy à plus de 200 kms de la Capitale. La route est superbe, bien entretenue et nous déjeunerons sur la piste, au bord d’une rivière. L’après midi, nous réserve une longue piste de 70kms, toujours vers l’ouest et le soleil couchant. Arrivés au village de Belobaka, nous continuons quelques kms jusqu’à notre premier camp et aussi bout de la piste ! Plus loin, c’est le no man’s land, que bien peu de malgaches acceptent de traverser. Notre 4×4 nous dépose dans un tout petit village habité, en fait, par une seule et même famille. Vous découvrez le quotidien de ces broussards qui vivent de façon très rustique ; surprenante confrontation de deux modes de vie que des millénaires séparent. Nos hôtes nous convient à une petite séance d’orpaillage dans la rivière toute proche. Totalement artisanale, cette « exploitation » ne fait que compléter le revenu que ces paysans tenaces arrivent à tirer d’une terre érodée par des générations de feux de brousse répétés. Avec la tombée du jour, nous rejoignons notre camp en suivant le lit de la rivière. Les tentes sont montées, la table est mise, l’apéro est servi, bonne arrivée en terre Malagasy !
Cette fois, c’est le plongeon dans l’inconnu. Nos porteurs nous auront rejoint, les palabres seront vite expédiés, les charges réparties et une fois le camp plié, nous nous mettons en route vers l’ouest, toujours plus loin. Sur cette première journée, le paysage est très vallonné, les collines couvertes d’herbe brûlée par le soleil et la sécheresse du climat, ondulent dans le vent, seuls les ruisseaux au bord desquels survivent encore quelques lambeaux de forêts originelles apportent une touche de verdure dans ce paysage déserté par les hommes. Les villages sont rares sur ces collines dénudées et notre passage dans les hameaux qui jalonnent la piste semble être une source de rires, de peurs et d’amusement pour une population qui commence tout juste à s’habituer à notre existence. De temps à autres, un conducteur téméraire ou particulièrement motivé arrive à conduire son camion 4×4 jusque dans ces zones reculées pour y collecter, manioc, maïs ou même riz. Le tout au prix de franchissements et de gués impossibles, mobilisant toute une équipe armée de bêches, madriers, haches et barres à mines, accessoires indispensables à la progression qui tient plus du Camel Trophy que de la promenade de santé. Nous établissons le camp auprès d’une des petites rivières qui entaillent ces collines de terre rouge.
Deuxième jour de marche, très différent de notre journée d’hier. Nous arrivons au bord des Hautes Terres et le sentier dévale des pentes de prés de 500m jusqu’au niveau des plaines côtières. Une journée difficile pour les genoux qui devront encaisser un sentier au tracé plutôt sportif, mais les vues de la vallée du Manambolo et des Tsingy qui barrent la plaine , un peu plus loin, toujours vers l’Ouest, sont splendides et compensent cette partie tout de même un peu physique. Nous arriverons dans l’après midi au sommet de cet escarpement qui domine le fleuve Manambolo et camperons à côté d’une belle cascade, idéale pour se dépoussiérer après cette traversée du Tampoketsa.
Il vous faudra encore deux ou trois heures de marche pour rejoindre les rives du fleuve et à l’arrivée, nous prendrons une collation avant d’embarquer sur les eaux, rougies de latérite du Manambolo. Nous commençons la descente du fleuve après le traditionnel «fomba» (rituel) qui doit nous attirer les bonnes grâces des ancêtres de la rivière et garantir une descente en toute sérénité. Le rythme se calque sur celui du fleuve qui serpente mollement dans la plaine en direction des collines et du Tsingy qui semble barrer totalement l’horizon. Au fur et à mesure de notre progression, on perçoit un changement dans le paysage, les collines se font plus marquées, la végétation devient plus dense sur les rives, le bout de la plaine se rapproche et on se demande comment franchir la muraille qui se profile à l’Ouest. Toute la vie du fleuve se déroule sous nos yeux au rythme de la nature et du courant qui nous emporte paisiblement vers la côte. Nous passons environ 5 à 6 h par jour sur le fleuve, le temps libre restant, vous permet d’explorer les abords des camps, à la recherche de la faune locale, lémuriens, potamochères, crocodiles, caméléons, serpents (non venimeux à Madagascar), oiseaux aquatiques et terrestres, fosa, ….
Notre cheminement se poursuit, les rives se resserrent, les collines se redressent et les premiers blocs de calcaire font leur apparition. Des pêcheurs proposent leurs poissons, les enfants des villages voisins nous accompagnent en courant le long de la rive. Nous nous arrêterons a l’entrée des gorges, privés du soleil couchant par l’imposante barrière qui se dresse en arrière plan. Demain, nous pénétrerons dans les gorges du Manambolo, secrètes et mystérieuses, isolées du reste du pays et protégées des dégradations des hommes.
La journée entière se déroule au fond des gorges, entre forêt dense et impénétrable, hautes falaises de calcaire et défilés mystérieux. Les Vazimba qui furent sans doute les premiers habitants de l’île ont enterrés leurs mots au flanc de ces falaises pendant des siècles et vous aurez l’occasion d’observer, quelques uns de ces « cimetières », plutôt rustiques en prenant soin de respecter les « fady » (tabous, interdits) locaux que votre guide ne manquera pas de vous signaler. Nous pourrions certainement arriver ce soir même à Bekopaka, porte du Parc National mais nous préférons vous poser le dernier bivouac au cœur même de ces gorges, à l’ombre des parois grises, oranges et jaunes du Tsingy.
Arrivée de bonne heure à Bekopaka, après avoir déposé vos affaires au camp qui vous accueillera ce soir, nous repartons immédiatement à pied, à la découverte du massif. Parcours acrobatique au programme des plus courageux. Echelles, ponts et passerelles sur la pointe de ces Tsingy créeront un souvenir inoubliable de ce parc. Il est plus que probable que vous puissiez observer des prophitéques de Verreauxi (Sifaka). Généralement, nous pique niquons au cœur du massif, à l’ombre de ces superbes dentelles de calcaire, subitement transportés au cœur du Gondwana, s’attendant à découvrir encore des mystères dans chacun des canyons traversés. Retour en fin d’après midi sur votre camp pour un repos bien mérité.
Départ matinal en 4×4 vers le Grand Tsingy, à une vingtaine de kilomètres plus au Nord. Après la partie la plus touristique du parc que vous avez découvert hier, nous pénétrons maintenant au cœur même du massif, dans ses canyons les plus profonds, les plus reculés. Douteux que nous rencontrions beaucoup de touristes sur ce parcours pas très accessible et franchement isolé. Retour dans l’après midi sur le Camp de Bekopaka.
Départ matinal en 4×4 vers la ville de Morondava qui nous attend avec sa piscine d’eau claire et sa bière bien glacée. La piste qui vient d’être refaite est désormais plutôt roulante et nous atteindrons le bac de Belo sur Tsiribihina en milieu de journée. Après un déjeuner rapide à Belo, il nous faut emprunter le bac qui traverse la majestueuse Tsiribihina, un des grands fleuves de l’Ouest et descente très classique, parcourue par de nombreux chalands. L’après midi sera encore une occasion de s’émerveiller devant les trésors d’une nature changeante et versatile. Nous avons pénétré dans le royaume des baobabs et ceux ci vont jalonner toute cette partie de notre itinéraire. Baobabs amoureux, forêt de baobabs, allée de baobabs, vous allez en prendre plein les yeux. Les Grandidieri sont parmi les plus imposants et photogéniques des baobabs malgaches. Vieux de plusieurs centaines d’années, ils dominent toute la canopée et leur silhouette transforme le plus morne des paysages en un spectacle unique. Si le timing est bon, vous aurez même droit au coucher de soleil sur la fameuse allée qui est devenue au fil des années un des paysages les plus connus du pays. Arrivée en fin d’après midi sur la ville de Morondava et votre hôtel, enfin un peu de luxe après cette semaine de brousse profonde ! Vous n’aurez que plus de plaisir à retrouver une douche chaude, des draps propres et frais, une table bien garnie et des boissons glacées !
Petit déjeuner et fin de prestation.

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Informations complémentaires

Taille du groupe**

2, 3 à 4, 4 à 6

Hébergement

Chambre Double, Chambre Single